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Le projet associatif constitue une orientation pour l’avenir, un mouvement dynamique de la volonté des instances dirigeantes, des bénévoles et des professionnels des Papillons Blancs dont le nom symbolise l’innocence et la grande fragilité des personnes handicapées mentales. Ce projet relève de la responsabilité du Conseil d’Administration et ne se confond pas avec les projets d’établissements et des services qui en sont le prolongement et le développement.


Pour une bonne gouvernance de notre association, il est le « référant » pour les acteurs concernés par le handicap mental et est une «  ligne de conduite » pour notre action.


Ce projet associatif doit être actualisé progressivement pour s’adapter à l’évolution des institutions et prendre régulièrement en compte nos besoins.

 

PROJET ASSOCIATIF
De
L’ASSOCIATION 
LES PAPILLONS BLANCS
de Chalon-sur-Saône, Louhans et leur région

 

I – Le CADRE

L’origine

Dans les années 50, la seule solution proposée aux parents d’un enfant handicapé mental était le placement en hôpital psychiatrique. C’est aux pionniers des années 1949-1950 que revient l’initiative de notre Association. Elle appartient au mouvement familial fondé par Pierre CAREME. Libéré de ses activités professionnelles grâce à la générosité de son employeur, le PDG de la société Pomona, Pierre CAREME va lancer avec Maître MALECOT, le mouvement familial en faveur de l’enfance inadaptée. Leur rapport remis au ministre des Affaires Sociales est à l’origine d’un texte de loi en 1956 qui permet la prise en charge des personnes handicapées mentales dans des établissements agréés, lorsqu’ils sont refusés par l’Education Nationale. En Saône et Loire, on leur doit la création de beaucoup d’établissements. La première Assemblée Générale de notre association a lieu en  mars 1956.

 

Les établissements

 

Le premier établissement créé pour faire face à la situation difficile et douloureuse des familles a été le C.A.T. (Centre d’Aide par le Travail) de MONTRET ouvert en 1976. A partir de 1987, le C.A.T. prend de l’importance et s’oriente vers une vocation agricole avec la ferme de Viennette. S’ajoutera, en janvier 1989, un Foyer d’Hébergement, « les Tilleuls ». Ces deux  établissements sont maintenant gérés par le secteur public et rattachés au C.A.T. « Clos  Mouron » de Tournus. L’association a poursuivi sa politique de création d’établissements pour faire face aux besoins.

L’association gère actuellement deux établissements qui accueillent des adultes à partir de 20 ans:

  • Le Foyer d’Accueil Médicalisé « l’Arc-en-ciel » a ouvert ses portes en décembre 1992. Trente-deux personnes polyhandicapées sont accueillies au sein de quatre unités de vie. Il est ouvert 365 jours par an, nuit et jour. Cet établissement fait actuellement (2006) l’objet d’une extension pour faire face aux besoins. Dix-huit places sont créées en hébergement et dix en accueil de jour ; celui-ci fonctionne depuis janvier 2004. L’établissement est dirigé par un directeur assisté de deux chefs de service dans la perspective de l’extension. Il compte 52 salariés.
  • Le Foyer d’Accueil de Simard est un foyer de type occupationnel. Il accueillait lors de son ouverture en février 1994, vingt résidants internes et six en accueil de jour. Il a bénéficié d’une extension de vingt lits supplémentaires en octobre 2002. La capacité de l’accueil de jour a été portée à neuf places. L’établissement est dirigé par un directeur assisté d’un chef de service. Il compte 38 salariés.

Le mouvement associatif a largement permis d’orienter les politiques sociales vers un meilleur service rendu aux personnes handicapées mentales. Le contact avec les familles est entretenu et encouragé.

 

Le Cadre juridique dans lequel s’inscrit notre action (rappel)

 

  • Déclaration des Droits de l’Homme
  • Déclaration des Nations Unies au sujet des droits des personnes handicapées
  • Loi du 3 janvier 1968 relative à la protection juridique
  • Loi du 30 juin 1975 d’Orientation en faveur des personnes handicapées et relative aux Institutions Sociales et Médico-sociales
  • Loi du 10 juillet 1987 en faveur de l’emploi des personnes handicapées
  • Charte de la personne handicapée mentale adoptée par l’UNAPEI en 1989
  • Loi 2002 / 2 rénovation de l’action sociale et médico-sociale
  • Loi de février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

 

 La personne handicapée mentale est une personne à part entière, ordinaire et singulière. Ordinaire car elle dépend des lois qui s’appliquent à tous. Singulière parce que, compte tenu de sa déficience, elle a besoin d’une compensation qu’il appartient à la solidarité nationale et collective de lui garantir.

 

II - L’association et ses missions

L’Association


     « Les Papillons Blancs de Chalon sur Saône, Louhans et leur région » est une association loi 1901 qui réunit les parents et amis des personnes handicapées mentales. Toute personne peut solliciter son adhésion aux « Papillons Blancs » ; elle doit officialiser son adhésion aux Papillons Blancs par l’acquittement d’une cotisation. L’association assure la gestion des établissements qu’elle a créés. L’adhésion des parents des résidants n’est pas obligatoire mais fortement souhaitée en terme de soutien à l’association.

 

Le  siège de l’association est situé
4 rue de l’Evêché 71100 CHALON-SUR-SAONE
Tél : 03 85 48 00 32. Fax : 03.85.42.96.01.
E-mail :

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Elle est affiliée à l’UNAPEI (Union Nationale des Associations de Parents et Amis d’Enfants Inadaptés).  Comme l’Union nationale, elle représente la personne handicapée mentale et défend ses intérêts quelle que soit la nature de la déficience intellectuelle. Au niveau départemental, elle œuvre au sein de l’ADAPEI.71

 

Des valeurs communes


Les bénévoles et les professionnels font référence aux valeurs fondamentales qui affirment la primauté de la personne, la place de l’homme dans la société, son droit à la dignité humaine, à la citoyenneté, à l’intégration sociale. Comme toute personne, la personne handicapée mentale a droit à être traitée avec équité. Toute forme de ségrégation est inacceptable .Respecter la personne handicapée mentale c’est la traiter comme une personne valide tout en acceptant sa  différence. La tolérance qui consiste à accepter l’autre tel qu’il est, doit régir les rapports humains. La personne handicapée mentale a droit  à la solidarité de l’ensemble de la nation afin que soient compensées les conséquences de ses déficiences. Elle a besoin d’un accompagnement individualisé qui consiste à faire avec la personne et sa famille et non à sa place.
Ces valeurs humanistes sont celles que nous souhaitons promouvoir à travers notre association. L’engagement des familles, des bénévoles et des professionnels est l’élément essentiel de la dynamique des Papillons Blancs.

 

Les missions

 

  1. Représenter : c’est une mission de service public qui consiste à représenter la personne handicapée mentale  et sa famille, à se faire leur porte-parole
    1. auprès des instances politiques locales : mairie, préfecture et DDASS, Conseil Général, Conseil Régional, afin qu’elles soient en permanence informées soit directement, soit par l’intermédiaire de l’ADAPEI  déléguée à la Maison Départementale des Personnes Handicapées. 
    2. auprès des instances politiques nationales : c’est l’UNAPEI qui assume généralement cette fonction. D’où la nécessité de soutenir son action et de la tenir informée
  2. Accueillir, écouter, conseiller : nous devons  savoir établir le contact avec les familles démunies ; celles notamment qui n’ont pas encore trouvé de solution satisfaisante, qu’il s’agisse des enfants, adolescents ou adultes. Il faut réussir à faire tomber les réticences et les résistances pour mieux se montrer solidaires dans la recherche de la solution la plus satisfaisante.
  3. Etre vigilants : veiller au bien-être et à un bon accompagnement des personnes handicapées mentales qui sont hébergées dans nos établissements. Toute forme de maltraitance doit être prévenue voire sanctionnée. La bientraitance est la garantie du respect de tout individu.
    L’évaluation de la qualité des prestations doit permettre d’analyser et d’optimiser la prise en charge afin de bien prendre en compte la spécificité de chaque personne dans son projet.
    Tout doit être mis en œuvre, conformément aux derniers textes de lois, pour que l’usager soit au centre du projet des établissements et des services. Le projet de chaque personne accueillie (projet personnel individualisé), élaboré pour elle, mais surtout avec elle, chaque fois que c’est possible,  et en étroite coordination avec les familles, détermine l’accompagnement et la prise en charge. Il doit  consolider les acquis, faire progresser la personne à son rythme et lui permettre ainsi de s’épanouir.
  4. Proposer : L’association doit anticiper les problèmes du vieillissement des personnes accueillies, sans négliger celles qui ont choisi de rester à domicile et qui pourraient bénéficier de certains services (accueil de jour éventuellement). Ce problème constitue une des préoccupations majeures pour les années à venir
  5.  Gérer : l’association est gestionnaire des établissements en étroite collaboration avec les professionnels et notamment les directeurs d’établissement. Ces derniers doivent veiller à la qualification des intervenants professionnels, faciliter leur accès à la formation et leur évolution de carrière dans l’intérêt des personnes accueillies, enfin, favoriser une participation active au sein de l’établissement. Leurs rôles (association et professionnels) sont complémentaires au profit de la personne handicapée mentale : l’association, responsable de la gestion dont elle définit les axes majeurs, fait appel à la compétence des professionnels et peut, de ce fait,   s’investir dans la politique associative qui reste une part essentielle de sa mission
  6. Communiquer : l’association se donne pour mission d’œuvrer pour que la personne handicapée mentale soit reconnue comme personne à part entière aux yeux de la société, et pour faciliter son intégration

 III- La mise en œuvre et le partenariat

La mise en œuvre

Elle peut se décliner en 5 points :

  1. L’association se doit d’être attentive à l’élaboration du schéma départemental, auquel elle participera chaque fois qu’elle sera sollicitée. Elle attire l’attention des pouvoirs publics sur les manques et s’efforce avec eux de trouver des solutions.
  2. Dans le cadre de l’accueil aux familles, une permanence est assurée du lundi au vendredi au siège de l’association. Il est toujours possible d’obtenir un rendez-vous auprès de la présidente ou d’un administrateur bénévole qui peut, si nécessaire, se déplacer à domicile.
  3. Mieux faire connaître le handicap mental passe aussi bien par la réalisation de brochures et de dépliants à diffuser, par des interventions dans les médias  que par des manifestations de plus grande envergure qui visent à sensibiliser le public à ce problème. L’association veille à la qualité de l’information diffusée, à l’image véhiculée, aux possibles utilisations néfastes qui pourraient en être faites. Les manifestations sont diversifiées, qu’il s’agisse du Dîner Dansant, de la participation aux Puces de la Grange Rouge, de l’Opération Brioches d’envergure nationale, du théâtre ou de la Campagne de Noël, pour citer les manifestations qui rythment la vie de l’association. Ces manifestations n’ont rien d’immuables ; ce sont celles que nous réalisons actuellement. Elles nous permettent également de récolter de l’argent qui sert à la fois au fonctionnement de l’association, et à apporter un plus aux usagers de nos établissements : achat de DVD, réalisation d’un espace fraîcheur et d’un bassin thérapeutique.
  4. Le trinôme association/ professionnels/ parents constitue le socle sur lequel repose le bon fonctionnement des établissements. Les professionnels, par leurs compétences, leur attention, et leurs observations  jouent un rôle déterminant : ils doivent, à travers le projet d’établissement, expliquer, préciser la prise en charge qu’ils assurent et établir un véritable partenariat avec l’association et les familles de façon à travailler dans le meilleur climat de confiance. Les relations peuvent aussi bien être formelles à l’occasion de réunions de synthèse ou d’autres  rencontres organisées, qu’informelles permettant une plus grande liberté d’échanges. La participation des parents est nécessaire. Elle est attendue au sein des organes de l’association (Assemblée Générale, Conseil d’Administration, bureau, commissions) comme à travers les groupes de travail et de réflexion et les actions.
  5. L’association définit les grands axes de la politique mise en œuvre par les professionnels. Au siège, un cadre administratif, au service des établissements, est un lien permanent indispensable entre l’association et les directeurs. Elle est une personne ressource pour l’association. La secrétaire assure un lien constant au service des familles tout en assistant le cadre administratif. L’association s’implique de manière plus concrète à travers  3 commissions principales :
  1.  

    1. commission d’admission : elle étudie en étroite collaboration avec le directeur de l’établissement qui décide en dernier ressort, le profil des personnes susceptibles d’être admises lorsque des places se libèrent ou sont créées.
    2. La commission « vie familiale » touche un vaste domaine orienté vers les familles, mais aussi le monde extérieur et nos fidèles partenaires
    3. La commission « vieillissement » doit, après avoir fait un état des lieux, proposer des solutions qui prennent en compte à la fois le vieillissement souvent précoce de la personne handicapée mentale, l’aire géographique…

Le partenariat

Les Papillons Blancs affirment leur volonté de travailler ensemble, chacun à sa place : bénévoles et professionnels.
L’Association est constituée de bénévoles, parents ou amis des personnes handicapées mentales, au service de ces dernières. On distingue :

    • Les bénévoles dirigeants : ils définissent, en concertation avec les autres acteurs de l’association, les différentes politiques associatives. Ils assurent la responsabilité de la gestion et rendent compte à l’Assemblée Générale. Ils représentent l’association.
    • Les bénévoles de l’Association dans leur diversité doivent représenter, au sein de l’Association, la société dans son ensemble. Ils ont un rôle important de communication auprès du public pour l’informer.

L’association travaille en étroite collaboration avec les directeurs des établissements et l’ensemble du personnel.

  • L’association doit favoriser la mise en œuvre cohérente de la responsabilité réciproque des professionnels et des bénévoles.
  •  Elle doit favoriser l’information et les échanges avec les personnels. Elle aura le souci de développer les compétences des personnels pour mieux répondre aux évolutions des besoins des résidants

Les Papillons Blancs s’engagent à favoriser un partenariat externe avec d’autres organismes poursuivant les mêmes buts, afin de créer des projets communs susceptibles d’apporter de meilleures solutions aux problèmes des usagers.

 

L’association entend poursuivre et défendre ses buts à travers l’application de la législation sociale, une gestion rigoureuse, la transparence, des propositions constructives, l’ouverture au dialogue. Ces buts trouvent leur traduction concrète dans chaque établissement  qui élabore et met en œuvre un projet particulier tenant compte de sa spécificité, des caractéristiques des personnes accueillies, de l’individualisation du parcours de chacun.

Le projet de l’établissement comme celui de l’association est en évolution continuelle et cherche à s’adapter aux besoins des bénéficiaires et de leur famille.

Evalués régulièrement, ces projets sont révisés au minimum tous les cinq ans, ou dans des délais plus rapprochés si la nécessité s’en fait sentir. Le projet associatif est toujours ouvert aux suggestions des uns et des autres.

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